Oui, je sais, cela fait bien longtemps que nous n'avons pas alimenté ce blog. En même temps, aucune promesse de régularité ou de fréquence n'avait été faite et nous avons de sérieuses circonstances atténuantes, jugez plutôt.
Le retour de vacances s'est passé sans soucis majeurs avec bien évidemment une masse de travail à absorber petit à petit aussi bien pour Mag que pour votre humble serviteur jusqu'au moment où une grippe A vengeresse a eu le bon goût de s'emparer de moi... Nous avons déjà parlé ici de la qualité de vie assez exceptionnelle qu'offre une ville comme Santiago et de son principal inconvénient, à savoir les tremblements de terre. Il y en a un autre plus insidieux et lié à l'épais smog qui recouvre la ville, les virus notamment respiratoires sont particulièrement virulents et résistants dans l'agglomération, sûrement dopés à la manière des nageuses est-allemandes de la grande époque à coups de métaux lourds et autres mutations aléatoires. Cette grippe A en tout cas m'a littéralement scotché au lit pendant 3 jours (avec une fièvre qui ne baissait pas malgré toute l'aspirine avalée) avant de me laisser très faible pendant près de 3 semaines avec une toux plus que persistante (il est vrai prolongée par l'air sec et plein de poussière de la ville). 2 choses véritablement à en retenir. Tout d'abord l'excellent niveau des infrastructures privées de santé de la ville : Mag était déjà allée à la clinique du coin (la Clinica Alemana) et l'avait trouvée très bien et je ne peux que confirmer (RDV pris sur Internet, médecin attentif et pas arrogant comme souvent en France, installations propres et modernes loin des appartements parisiens aménagés...). Bien sûr, je ne parle pas ici de la médecine publique du pays qui est dans un état désastreux... L'autre chose à retenir et que désormais je peux dire que je suis 100% chilien de coeur pour avoir survécu à la fois à un terremoto et à un virus local. Il m'arrive désormais tel le premier mineur local venu de m'écrier dans la rue "Chi Chi Chi Le Le Le, viva, viva Chile" sans m'en rendre compte, l'intégration est complète en moins d'un an...
Je vous passe le détail de notre vie des dernières semaines entre Sao Paulo et Santiago, car nous avons beaucoup travaillé pour nos boîtes respectives pour en venir à ce qui est vraiment intéressant, à savoir l'excellent WE de 3 jours de la Toussaint que nous avons passé sur la côté Pacifique au nord de Valparaiso dans un petit village nommé Zapallar. Je vous mets une carte de notre itinéraire pour vous donner une idée où se situent les lieux.
J'ai choisi l'option du relief pour vous montrer que même pour se rendre sur la côte en empruntant la mythique Ruta 5 (qui fait partie intégrante de la Panaméricaine qui traverse cette partie du monde du Canada jusqu'à la Patagonie), il faut tout de même zigzaguer entre quelques montagnes de moindre importance, ce qui rend quand même la route assez scénique (tout en étant parfaitement carrossable)... Une fois arrivés le long de la côté, on comprend mieux pourquoi les Chiliens disent que cette partie-là du pays ressemble beaucoup au sud de la Californie et à toute la côte le long de la PCH1 près de Carmel, jugez plutôt (pour info, notre appareil photo est toujours en rade, je suis donc aller piocher sur Internet quelques photos pour illustrer mon propos).
Le rétroviseur visible sur la photo me fait penser que nous n'avons toujours pas pris en photo notre fidèle monture chilienne, une Mazda 3 (Tres comme on dit sous ces latitudes) Sedan particulièrement confortable à conduire. Nous vous la prêterons si vous venez faire un tour par ici pour nous voir et découvrir ce fort sympathique pays. La vue de la côte n'est qu'un aperçu de la très belle anse et de la plage de sable autour desquelles s'est construit le village de Zapallar.
Le rétroviseur visible sur la photo me fait penser que nous n'avons toujours pas pris en photo notre fidèle monture chilienne, une Mazda 3 (Tres comme on dit sous ces latitudes) Sedan particulièrement confortable à conduire. Nous vous la prêterons si vous venez faire un tour par ici pour nous voir et découvrir ce fort sympathique pays. La vue de la côte n'est qu'un aperçu de la très belle anse et de la plage de sable autour desquelles s'est construit le village de Zapallar.
Notez l'arbre assez perso et solitaire sur le petit cerro (colline) qui avance sur la mer. De là, on a une vue imprenable sur l'intérieur de la baie et on y croise aussi le maire qui tape la causette et demande à Mag ce qu'elle pense des escaliers aménagés pour faciliter la visite des lieux. Cela doit couler dans le sang de la famille, Mag tutoie le maire de Zapallar (Ultimate private joke !). Le temps est absolument superbe pendant le WE avec des températures estivales, un petit vent venant de l'océan et un soleil qui tabasse, mais ça, on s'en rendra compte en rentrant le visage bien rouge à l'hôtel le soir même. Je vous mets la vue depuis le cerro, les petits bateaux illustrent bien la tradition de pêche du village.
Le long de la plage et des falaises menant jusqu'à notre hôtel un peu plus au nord tout près du rocher de Isla Seca, serpente un chemin très agréable allant jusqu'à la plage puis jusqu'au port où l'on retrouve une colonie de mouettes mais aussi d'oiseaux un peu plus fun comme des pélicans (alcatraz en castillan, et le Moukipedia qui sommeille en moi ne fera aucun parallèle avec une île abritant un fameux pénitencier dans la baie d'une ville célèbre pour son brouillard plus au nord le long du Pacifique...).
La présence des oiseaux s'explique bien sûr par le port de pêche mais aussi le restaurant tout proche, el Chiringuito où nous avons dîné et apprécié un poisson d'une fraîcheur hallucinante tout comme le très beau coucher de soleil sur l'océan... Une grosse dose de romantisme appréciée à sa juste valeur ! Ajoutez à cela un hôtel très agréable avec une terrasse privative où l'on entend le bruit des vagues, un bon restaurant même s'il était bruyant un soir car animé par un gang de gringos retraités et vous aurez tous les ingrédients d'un WE à la fois reposant et tranquille qui nous a permis de recharger les batteries à bloc !









