mercredi 3 novembre 2010

Week end à Zapallar


Oui, je sais, cela fait bien longtemps que nous n'avons pas alimenté ce blog. En même temps, aucune promesse de régularité ou de fréquence n'avait été faite et nous avons de sérieuses circonstances atténuantes, jugez plutôt.

Le retour de vacances s'est passé sans soucis majeurs avec bien évidemment une masse de travail à absorber petit à petit aussi bien pour Mag que pour votre humble serviteur jusqu'au moment où une grippe A vengeresse a eu le bon goût de s'emparer de moi... Nous avons déjà parlé ici de la qualité de vie assez exceptionnelle qu'offre une ville comme Santiago et de son principal inconvénient, à savoir les tremblements de terre. Il y en a un autre plus insidieux et lié à l'épais smog qui recouvre la ville, les virus notamment respiratoires sont particulièrement virulents et résistants dans l'agglomération, sûrement dopés à la manière des nageuses est-allemandes de la grande époque à coups de métaux lourds et autres mutations aléatoires. Cette grippe A en tout cas m'a littéralement scotché au lit pendant 3 jours (avec une fièvre qui ne baissait pas malgré toute l'aspirine avalée) avant de me laisser très faible pendant près de 3 semaines avec une toux plus que persistante (il est vrai prolongée par l'air sec et plein de poussière de la ville). 2 choses véritablement à en retenir. Tout d'abord l'excellent niveau des infrastructures privées de santé de la ville : Mag était déjà allée à la clinique du coin (la Clinica Alemana) et l'avait trouvée très bien et je ne peux que confirmer (RDV pris sur Internet, médecin attentif et pas arrogant comme souvent en France, installations propres et modernes loin des appartements parisiens aménagés...). Bien sûr, je ne parle pas ici de la médecine publique du pays qui est dans un état désastreux... L'autre chose à retenir et que désormais je peux dire que je suis 100% chilien de coeur pour avoir survécu à la fois à un terremoto et à un virus local. Il m'arrive désormais tel le premier mineur local venu de m'écrier dans la rue "Chi Chi Chi Le Le Le, viva, viva Chile" sans m'en rendre compte, l'intégration est complète en moins d'un an...

Je vous passe le détail de notre vie des dernières semaines entre Sao Paulo et Santiago, car nous avons beaucoup travaillé pour nos boîtes respectives pour en venir à ce qui est vraiment intéressant, à savoir l'excellent WE de 3 jours de la Toussaint que nous avons passé sur la côté Pacifique au nord de Valparaiso dans un petit village nommé Zapallar. Je vous mets une carte de notre itinéraire pour vous donner une idée où se situent les lieux.




J'ai choisi l'option du relief pour vous montrer que même pour se rendre sur la côte en empruntant la mythique Ruta 5 (qui fait partie intégrante de la Panaméricaine qui traverse cette partie du monde du Canada jusqu'à la Patagonie), il faut tout de même zigzaguer entre quelques montagnes de moindre importance, ce qui rend quand même la route assez scénique (tout en étant parfaitement carrossable)... Une fois arrivés le long de la côté, on comprend mieux pourquoi les Chiliens disent que cette partie-là du pays ressemble beaucoup au sud de la Californie et à toute la côte le long de la PCH1 près de Carmel, jugez plutôt (pour info, notre appareil photo est toujours en rade, je suis donc aller piocher sur Internet quelques photos pour illustrer mon propos).




Le rétroviseur visible sur la photo me fait penser que nous n'avons toujours pas pris en photo notre fidèle monture chilienne, une Mazda 3 (Tres comme on dit sous ces latitudes) Sedan particulièrement confortable à conduire. Nous vous la prêterons si vous venez faire un tour par ici pour nous voir et découvrir ce fort sympathique pays. La vue de la côte n'est qu'un aperçu de la très belle anse et de la plage de sable autour desquelles s'est construit le village de Zapallar.




Notez l'arbre assez perso et solitaire sur le petit cerro (colline) qui avance sur la mer. De là, on a une vue imprenable sur l'intérieur de la baie et on y croise aussi le maire qui tape la causette et demande à Mag ce qu'elle pense des escaliers aménagés pour faciliter la visite des lieux. Cela doit couler dans le sang de la famille, Mag tutoie le maire de Zapallar (Ultimate private joke !). Le temps est absolument superbe pendant le WE avec des températures estivales, un petit vent venant de l'océan et un soleil qui tabasse, mais ça, on s'en rendra compte en rentrant le visage bien rouge à l'hôtel le soir même. Je vous mets la vue depuis le cerro, les petits bateaux illustrent bien la tradition de pêche du village.




Le long de la plage et des falaises menant jusqu'à notre hôtel un peu plus au nord tout près du rocher de Isla Seca, serpente un chemin très agréable allant jusqu'à la plage puis jusqu'au port où l'on retrouve une colonie de mouettes mais aussi d'oiseaux un peu plus fun comme des pélicans (alcatraz en castillan, et le Moukipedia qui sommeille en moi ne fera aucun parallèle avec une île abritant un fameux pénitencier dans la baie d'une ville célèbre pour son brouillard plus au nord le long du Pacifique...).




La présence des oiseaux s'explique bien sûr par le port de pêche mais aussi le restaurant tout proche, el Chiringuito où nous avons dîné et apprécié un poisson d'une fraîcheur hallucinante tout comme le très beau coucher de soleil sur l'océan... Une grosse dose de romantisme appréciée à sa juste valeur ! Ajoutez à cela un hôtel très agréable avec une terrasse privative où l'on entend le bruit des vagues, un bon restaurant même s'il était bruyant un soir car animé par un gang de gringos retraités et vous aurez tous les ingrédients d'un WE à la fois reposant et tranquille qui nous a permis de recharger les batteries à bloc !

dimanche 5 septembre 2010

Vacances aux 4 coins de l'hexagone

Quelques nouvelles de retour de vacances, un bon vieux marronnier façon JT de 20h pour fêter la rentrée.

Haaa les vacances tant attendues sont enfin arrivées et, en bons Français, nous les prenons au mois d'Août, période de l'année la plus chargée au travail en Am Sud, mais chuut, on le dit à personne.
Ces vacances sont enfin l'occaz de visiter les incroyables paysages que nous offre notre terre d'accueil. Et bien non! Le désert d'Atacama attendra car les vacances quand on est expat, c'est fait pour rentrer au pays voir la famille et les copains. (enfin y parait...)

Pour faire court, les vacances c'est :

Note : nous présentons d'ores et déjà nos excuses pour le faible nombre de photos illustratives, notre appareil nous ayant lâchement abandonné à mi-parcours de nos vacances, le soir du mariage de Carmo et Sandra.

1. Les aéroports

Comme nos familles et copains n'ont pas tous le bon goût d'être parisiens, nous avons fait un magnifique Tour de France.  En 3 semaines nous avons pris 8 vols en tout pour faire Santiago-Paris-Genève-Toulouse-Nice-Lorient (avec une escale de 4 heures à Paris)-Paris-Santiago, aggravant encore notre bilan carbone déjà impressionnant.

Parfois dans les avions, c'est un cousin de Mout le steward! enfin on dit PNC. C'était bien sympa de retrouver Hadrien à bord, il était hy-per crédible. On a eu le temps de discuter avec lui puisque notre avion a été bloqué une heure au sol en raison d'une grève du personnel d'ADP, histoire de nous souhaiter la bienvenue au pays.

Bah les vacances en avion, c'est comme au travail, alors?  Naaan, car en vacances entre deux vols on a aussi :

2. La famille
 
Qui, de St Ju-les-boeufs à Epinay en passant par Toulouse et Nice, nous a si gentiment accueillis avec nos deux énormes valises et notre linge sale.

3. Les copains / les mariages de copains

Nous n'avons pu voir tout le monde hélas. Mais nous avons surtout admiré ceux qui se sont dit oui à Toulouse et à Carnac (une pensée spéciale à ceux qui se sont mariés au Liban alors que nous étions en Bretagne, on attend les photos avec impatience).

 Le mariage de Sandra et Carmo m'a donné l'occasion de rencontrer les potes de promo du Mout. Ils sont... nan, pas lourds, nan, mauvaise langue ! Ils sont très sympathiques et forts souriants, jugez plutôt :

 

Nous avons également croisé (entre-autres) Lolo et Erco, venus exprès à Nice pour nous voir avec leur petit (!) Esteban. Merci les amis!
 et puis aussi les parisiens dont nous n'avons pas de photos pour les raisons déjà indiquées en introduction.

4. La gastronomie/oenologie

En fait les vacances en France, c'est un peu comme un Dîner Presque Parfait : tour de France des fromages à St-Ju (merci Domus!), repas au sommet du Salève (Cf photo plus loin), foie gras sous toutes ses formes et tomates bio à Toulouse, la prune de la grand-mère de Carmo, déjeuner au thé chez Mariage Frères, poulet au citron à Epinay, oreille d'éléphant à Nice et clou du spectacle fleurs de courgettes farcies aux petites crevettes et sauce écrevisse chez Maman. Madrecita c'était un repas digne d'une finale, nos trois points sont pour toi!



Crevettes au sommet du Salève avec Ulla et Dom

5. La culture

Dans la foulée de tous ces heureux événements, une petite pause culture à Albi, cité épiscopale classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Visite de l'imposante cathédrale fortifiée Sainte Cécile et du musée Toulouse-Lautrec avant une promenade romantique (oui, on est comme ça, nous), sur les rives du Tarn.



 Voilà, nous sommes maintenant rentrés au bercail et à la diète!

jeudi 29 juillet 2010

5 concepts bien chiliens, le retour !


Plutôt que de vous faire des grandes démonstrations académico-sociologiques sur ce que peut être la vie quotidienne au Chili, je me suis dit que j'allais vous refaire un nouveau top 5 de concepts que l'on ne retrouve que dans ce coin du monde et qui peuvent paraître nouveaux ou décalés pour des Européens. J'espère que cela vous aidera  à un peu plus entrer dans l'esprit des Sud Américains et des Chiliens en particulier !


1. Colo Colo

Effet post (double sens, ça part fort...) coupe du Monde oblige, il faut bien pondre quelques lignes sur la place centrale qu'occupe le football au Chili comme dans tous les autres pays d'Amérique du Sud même si la aficion ici se fait avec les caractéristiques culturelles propres aux Chiliens, à savoir de manière plus réservée et contrôlée. Il n'empêche, le championnat est une véritable institution nationale dans laquelle se livrent une lutte à couteaux tirés trois grands clubs de Santiago si représentatifs des clivages de la société chilienne que c'en est presque une caricature. On retrouve donc la "U" ou Universidad de Chile, de laquelle est issue l'élite laïque et progressiste du pays, la Catolica (ou de son vrai petit nom Pontificada Universidad Catolica) dont sortent 100% des traditionnalistes de bonne famille afidés à l'Opus Dei et à l'UDI (voir posts précédents) et enfin, le vrai, l'unique, le magnifique Colo Colo !!! (là je m'enflamme un peu mais je vis sous l'influence permanente des mes collègues majoritairement supporters de ce club...)

L'emblème du club que je vous mets ci-dessous annonce clairement la couleur :




Je vous le donne dans le mille, il s'agit bien d'un Mapucho, ces fiers guerriers nomades qui ont résisté à l'envahisseur espagnol et n'ont jamais rendu les armes avant de se faire génocider au XIXème siècle et  devenir une communauté minoritaire mais toujours insoumise et peu reconnue à ce jour. Cerise sur le gâteau, le nom du club est celui du chef mapuche Colocolo himself, le cacique qui mourrut les armes à la main contre les colons européens. C'est le club de tous les mélanges ethniques et sociaux possibles, le seul à avoir triomphé dans la Copa Libertadores (équivalent de la Champions League en Europe pour l'Amérique du Sud + le Mexique) en 1991. Bref, c'est un peu leur OM à eux et ils l'adorent autant qu'ils détestent les élites supportrices de la "U" ou de la Catolica !


2. La Cueca

Les Argentins ont le tango, les Brésiliens la samba, les Chiliens ne sont pas en reste avec cette danse traditionnelle devenue officiellement danse nationale du Chili : la Cueca ! (je vous mets une illustration pour que vous vous rendiez compte des tenues plutôt jolies employées à l'occasion).




Comme tant de choses qui ont été déclarées "nationales" par le gouvernement (en 1979 pour la Cueca), les origines de cette danse sont fort incertaines mais viennent probablement d'un mélange de traditions venues d'Espagne et indigènes (vraisemblablement mapuches). Les Boliviens la revendiquent également pour la petite histoire mais tant qu'Evo Morales ne mettra pas un costard, je pense qu'ils ont peu de chances d'obtenir une reconnaissance internationale su ce point... C'est à voir si un jour vous venez sur place. La femme danse avec un grand mouchoir à la main et les mouvements sont lents et chastes (on est au Chili quand même, pas chez ces dépravés d'Argentins qui viennent d'autoriser le mariage homosexuel comme diraient certains de mes collègues fort traditionnalistes...). C'est assez surprenant au début mais cette danse a un effet hypnothique assez difficile à expliquer (un peu semblable à un match de Roland Garros sur France 2 dans la torpeur de juin) mais les tenues sont vraiment magnifiques et les mouvements fascinants !


3. Le Pisco Sour

Tant qu'on y est, enchaînons sur un élément faisant officiellement parti du patrimoine national mais à l'origine controversée et contestée, j'ai nommé LA boisson nationale du pays : le Pisco Sour ! Si vous avez bonne mémoire, nous vous parlions dans un post précédent de notre WE de Pâques du côté de la Serena et del Valle del Elqui où se trouve l'essentiel de la production nationale du pisco (nous avions d'ailleurs visité à cette occasion l'usine du plus grand producteur local CAPEL). Le pisco est en fait une liqueur de vin alcoolisée de 20 à 30°C, bref un aguardiente que l'on retrouve dans beaucoup d'autres pays de la région. La particularité de cette boisson est que l'on  ajoute au pisco un tiers de jus de citron, une touche de blanc d'oeuf dessus et le miracle s'accomplit (illustration fournie pour un effet dramatique plus fort encore...)




La photo ci-dessus est un indice sur la polémique existante sur l'origine du Pisco Sour : dans le fond on y voit la cathédrale de Cusco au Pérou et la Plaza de Armas de la même ville. La boisson est en réalité une invention péruvienne que les Chiliens se sont allègrement appropriés et ont tenté de faire reconnaitre comme AOC de part le monde (refus catégorique de l'Union Européenne sur ce coup-là). Ils ont même poussé le vice jusqu'à renommer un village producteur de vin de la Valle del Elqui du nom de Pisco pour enfumer tout le monde mais en fait la majeure partie des gens ici sait très bien que le Pisco Sour vient du Pérou et même qu'il est meilleur de l'autre côté de la frontière (les recettes étant légèrement différentes entre les deux pays). Bien sûr, un Chilien ne vous fera cet aveu qu'en petit comité et niera tout commentaire de cette veine en public, il a sa fierté quand même !


4. Las animitas 

Foot, danse, alcool... Histoire de remonter un peu le niveau de ce post, intéressons-nous à un aspect un peu plus spirituel (le protestant en moi aurait plutôt dit ritualiste) de la vie chilienne. Les premières fois que nous avons loué une voiture pour nous balader un peu autour de Santiago, nous avons été étonnés avec Magali de voir sur le bord des routes et autoroutes des petites maisons qui resemblaient à s'y méprendre à des niches de chien en pierre. En fait, il s'agissait d'animitas, que l'on retrouve principalement sur le bord des routes mais aussi près de l'océan ou dans certains lieux de recueillement en ville  (ici près de la gare centrale de Santiago) :




L'animita est généralement installée près du lieu de décès d'un proche, d'où leur présence sur le bord des routes et sur les bords de mer (pour les personnes disparues par gros temps ou noyées). La croyance populaire veut que l'âme des défunts reste pendant quelques temps proche du lieu de l'accident si la mort était violente et qu'en leur construisant une animita où l'on vient se recueillir, on facilite leur passage dans l'autre monde (et obtenant au passage quelques coups de pouce spirituels pour l'aide fournie, rien n'est gratuit en ce bas monde...). Les animitas illustrent bien un phénomène commun aux pays d'Amérique Latine où vivaient d'importantes communautés indigènes : la manière dont certains rites et pratiques animistes des Aztèques, Incas, Mapuchos et autres Charruas ont été intégrés par synchrétisme dans la pratique religieuse par les Eglises catholiques locales. C'est relativement léger au niveau du Chili (quoique plus fort dans le sud et notamment la région des Lacs du côté de l'île de Chiloé et ses histoire de fantômes et de puissants esprits de la nature) par rapport aux rites macabres au Mexique et la vitalité des croyances quetchuas au Pérou et en Bolivie. On en voit cependant des indices ici et là qui montrent que malgré une forte influence à tendance monopolistique de l'Eglise catholique sur la région, certaines traditions locales ont été intégrées et survivent de manière plus ou moins forte au sein de la population.


5. Bicentenario de Chile

Je vous en ai déjà parlé ici et là, notamment sur les post sur le terremoto du 27 février et la manière peu élégante de Mère Nature de fêter l'évènement, 2010 marque le bicentenaire de la fondation de la Republica de Chile (la fête nationale étant le 18 septembre). L'avantage de la célébration est qu'un grand WE de 4 jours a été décrété du 17 au 20 septembre et en bons residentes extranjeros, nous allons nous faire un devoir de respecter ces célébrations !





Le 18 septembre est un peu une date confuse comme notre 14 juillet où nous croyons fêter la prise de la Bastille (c'était en fait la Fête de la Fédération de 1790 quand le roi prêta serment sur la Constitution, et paf le retour de Moukipédia !). Pour la faire courte, le 18 septembre 1810 correspond à la destitution du gouverneur espagnol du Chili et la prise de pouvoir par une junta locale menée par le célèbre libertador Bernardo O'Higgins mais pas encore à la fondation en temps que tel de la République du Chili sur base d'une vraie constitution qui n'aura lieu qu'en 1818. On est bien loin de ces préoccupations aujourd'hui : transition de gouvernement oblige, la nouvelle coalition au pouvoir accuse les socialistes de l'ancien gouvernement d'avoir pillé le fonds spécialement constitué à cette occasion en n'organisant qu'un minimum d'évènements. Au-delà de la polémique difficile à trancher entre les deux blocs dominant la vie politique chilienne, il est intéressant de voir l'outrage dans la population concernant une mauvaise utilisation de fonds publics. En termes de corruption et de rapport à l'argent public, le Chili est vraiment plus de culture germanique que latine... En attendant, cela va sûrement être une belle fête patriotique !


J'espère que ce nouveau petit tour d'horizon de concepts locaux vous a plus. Le blog sera indisponible pour le mois d'août du fait de nos vacances en France (allez, si j'arrive à me motiver, je vous ferai un soir avant de partir de Santiago le post que j'ai sous le coude sur notre WE à Valparaiso en décembre dernier qui est complètement collector car avant le terremeto du 27 février 2010 !)

A bientôt pour de nouvelles aventures !

vendredi 23 juillet 2010

Mise au vert - Termas de Jahuel


L'hiver s'installe peu à peu dans l'hémisphère sud et il s'annonce bien froid cette année (il y a même eu quelques morts au Paraguay la semaine dernière avec des températures anormalement basses), un bon contrepied à la canicule qui règne en même temps en Europe. Le WE dernier s'étalait sur 3 jours, grâce à un nouveau jour férié catholique local célébrant Santa Carmen, la sainte patronne du Chili. Nous sommes certes des protestants hérétiques mais nous sommes toujours au taquet pour faire des efforts pour nous intégrer et respecter les coutumes autochtones, ce qui inclut la prise des mêmes jours fériés que les Chiliens !

Sur les conseils de mes collègues et dans l'esprit d'un repos pré-vacances d'août (départ le 12 août pour Paris et ensuite une boucle infernale de 3 semaines aux 4 coins de l'Hexagone !), nous sommes allés à une centaine de kilomètres au nord de Santiago dans une retraite au vert dans un complexe hôtel + spa niché au creux de la Cordillère des Andes. Comme vous pouvez le constater les installations sont de qualité :




L'entrée du bâtiment où nous avions notre chambre avec une Mogwly contente en bonus !




 La chambre absolument "cosy time" avec un lit super confortable (repos maximal assuré).




Une petite allée tranquille avec des citronniers portant des fruits mûrs (et oui c'est l'hiver ici).




Et la jolie piscine extérieure dans un décor type atrium romain (tiens, encore une Mowgly contente !).


Le WE de 3 jours coïncide avec le début des vacances scolaires d'hiver donc l'hôtel affiche complet et il y a une grosse majorité de familles avec des enfants. On pourrait croire à une invasion permanente de gremlins hurlant et courant dans tous les sens mais en vérité le lieu est tellement étendu qu'il est facile de trouver des zones de calme en pleine nature. Globalement, les enfants chiliens présents sur place sont plutôt bien élevés, calmes et ne gâchent en rien notre séjour. De même, la partie spa est séparée entre une section ouverte à tous (avec une immense piscine chauffée) et une autre pour plus de 15 ans avec jacuzzi, sauna, bain vapeur et surtout une salle de massage où nous avons opté pour un masaje de relajacion qui nous a laissés à moitié endormis et béats après 50 minutes entre les mains expertes du personnel de l'hôtel. Ajouter à cela un service impeccable, une formule de pension complète avec un buffet varié à la mode Club Med mais avec des plats locaux (au petit déjeuner par exemple, le beurre classique que l'on trouverait en France est remplacé par une pâte d'avocat, oh pardon de palta !) et vous avez tous les ingrédients d'un WE aussi reposant que réussi. Une très bonne idée locale pour les repas, la bouteille de vin commandée pour le dîner est aimablement stockée par le personnel et ressortie le lendemain midi ou soir, faut pas gâcher !!!

Je vous garde le meilleur pour la fin, les paysages locaux splendides découverts lors de 2 sympathiques balades de 2 heures chacune menées pendant le WE. Après le smog agressif de Santiago par temps froid, on a l'impression de respirer de nouveau. Quand je pense que mes collègues me disent que la nature est intéressante mais sans plus autour de Santiago mais qu'elle est infiniment plus belle au sud dans la région des lacs, j'ai vraiment hâte d'y aller (idée potentielle à creuser pour Noël et la venue des parents de Mag).




Une jolie montagne enneigée sur un plateau de végétation aride (Mesetas de Jahuel) avec des cavaliers sur le chemin (autre activité proposée sur place).




Un joli oiseau pas trop farouche qui se laisse approcher.




Une formation de pierre en forme de tortue (Piedra de la Tortuga).




Nos amis les cactus ne sont jamais très loin...

Bien évidemment, on ne se refait pas et nous en avons aussi profité pour faire quelques photos à base de poses débiles ou faisant référence à des films culte.




ET... Maison...




Suggestion de présentation !


En bref, un excellent WE et une bonne occasion de prendre un bol d'air pur et des forces pour attaquer la dernière ligne droite de travail avant nos vacances en France en août !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

lundi 28 juin 2010

Aficion suramericana - GOOOOOOOOOLLLLLLL

Depuis le début de la coupe du Monde, je comptais faire un post sur la passion sud-américaine du football (l'autre religion du continent avec le catholicisme, quoique la montée croissante des évangélistes protestants ces vingt dernières années ne cesse de faire perdre des parts de marché spirituelles à la Pape and Co Inc., sujet potentiel d'un futur post...). La phase de poule ayant finalement accouché d'un Brésil - Chili en huitièmes de finale, j'ai attendu la fin de ce match pour me lancer dans l'écriture de ces quelques lignes.

Un post de ma part ne serait pas complet sans un petit rappel historico-footballistique. A tout seigneur, tout honneur, le Brésil, monstre sacré du football, seul pays qualifié à toutes les phases finales et plus grand vainqueur avec 5 étoiles au compteur et 7 finales jouées (Pentacampeon comme ils disent ici, en attendant le titre de Sextacampeon...). Référence mondiale et régionale, la Seleçao (à ne pas confondre avec la Selecçao portugaise, subtile différence) ou les Auriverde (or et vert) sont connus pour leur jeu magique tourné vers l'offensive, une technique de feu développée par les joueurs au cœur des favelas (le mythe est toujours vivace) et une défense parfois friable. Je laisse les spécialistes débattre du thème mais il me semble que depuis quelques années le Brésil joue de plus en plus à l'européenne, très technique et solide derrière avec une forte capacité à se projeter vers l'avant et de grosses individualités qui font le reste. D'ailleurs, le Brésil est la seule équipe du continent dont le plus grand nombre de joueurs évolue en Europe. Un élément intéressant, la méfiance forte des Brésiliens envers l'équipe de France qui est un peu leur bête noire (comme pour la Nouvelle-Zélande en rugby). Ils étaient bien soulagés de nous voir ridicules et rapidement éliminés cette année, nous étions potentiellement dans leur moitié du tableau final... Autre puissance locale, la Albiceleste argentine avec ses 2 titres au compteur en 1978 (à domicile et du temps de la dictature) et en 1986 au Mexique (avec la mano de Dios de Maradona contre l'Angleterre). On se rappelle aussi des larmes du même Maradona (el Pibe de Oro) en 1990 après la défaite contre l'Allemagne. Il est de retour cette année comme sélectionneur et fait le bonheur de tous les médias avec ses déclarations fracassantes et ses suggestions très visuelles envers certains journalistes (sanctionné par une amende de 50 000 dollars par la FIFA au passage). Les Argentins jouent à l'italienne (normal vu l'héritage migratoire correspondant) et ont toujours compté dans leurs rangs d'excellents meneurs de jeu (cette année Messi ou la Pulga, le "poux" pour sa pression permanente sur les défenses adverses, qui doit encore marqué son premier but...). Dernière puissance régionale au glorieux passé un peu lointain, la Celeste d'Uruguay qui a aussi gagné 2 titres mais il y a plus de 50 ans et qui est devenue depuis une équipe moyenne du continent (leur qualification cette année en quart est leur meilleur résultat depuis plus de 40 ans !). Anecdote amusante, l''équipe d'Uruguay est aussi surnommée les Charuos, le nom de la tribu indienne majoritaire qui peuplait le territoire avant leur joyeux génocide par les colons blancs, un beau retournement de la réalité historique du pays. En tout 9 titres pour ces 3 pays et le continent contre 9 également pour l'Europe, les Sud-Américains espérant bien reprendre la main cette année partant du constat que quasiment tous les titres européens ont été gagnés sur leur continent.

Derrière ces 3 grands se battent 7 autres équipes qui se disputent tous les 4 ans les 4 places qualificatives directes pour la Coupe du Monde (le 5ème jouant un barrage) : Pérou, Colombie, Vénézuela, Colombie, Paraguay, Bolivie et Chili. En Europe, nous connaissons le Paraguay qui pointe le bout de son nom de temps à autre en phase finale (et son gardien de but tireur de coup franc et de pénalty Chilavert) et la Colombie (avec le mythique Valderama et sa touffe rasta blonde et son gardien dont j'ai oublié le nom qui pratiquait l'arrêt dit du scorpion, hautement dangereux mais spectaculaire !!!). En arrivant ici, les locaux m'ont rappelé qu'ils étaient bien au Mondial en France en 1998 et qu'ils s'étaient faits sortir en 1/8ème de finale, ce dont je ne me souvenais absolument pas (j'ai quand même sauvé mon honneur en leur citant le seul joueur chilien que je connaissais, Zamorano). Depuis pas de participation à la Coupe du Monde avec une infamante dernière place pour les qualifications du Mondial 2006. La fédération locale a alors pris des mesures dont pourrait s'inspirer Laurent Blanc dans les mois à venir. D'abord, prendre un sélectionneur de renom, l'argentin Marcelo Bielsa, surnommé el Loco du fait de certaines de ses excentricités, déclarations et tics nerveux. Première levée de boucliers, le Chilien est très patriote et choisir un Argentin, un des 3 ennemis jurés du pays (avec le Pérou et la Bolivie) était inconcevable. Deuxième point, virer toute l'équipe actuelle et constituer un groupe de jeunes pleins d'avenir. Très critiqué au début avec des résultats un peu moyens, la bronca a baissé rapidement avec les victoires qui ont mené la Roja (même surnom que l'Espagne, en fait le surnom complet est la Marea Roja, la marée rouge) a la deuxième place du groupe de qualification, juste derrière le Brésil, avec un jeu fluide, technique et poussé vers l'avant. Le premier tour confirme la bonne tenue de l'équipe même si le clash contre l'Espagne montre certaines limites contre un gros qui se sont confirmées contre le Brésil (avec la défense central suspendue pour le match). Maintenant, la question sur toutes les lèvres est de savoir si el Loco va rempiler pour 4 ans (et notamment pour la prochaine Copa America, équivalent de l'Euro sous ces latitudes qui aura lieu l'année prochaine). Pour le Brésil, l'aventure continue mais je suis curieux de voir de ce qu'ils vont donner contre un gros comme la Hollande, avec un peu plus d'opposition physique et technique !

Le but du post n'est pourtant pas dans ce que je viens d'écrire. Il est bien plus dans l'incroyable passion du foot de ce coté-ci du monde. Même les Chiliens pourtant considérés comme calmes et réservés pour des Latinos se sont totalement déchaînés pendant le Mondial : drapeaux à toutes les fenêtres, concerts de klaxons dans les rues, ville morte pendant les matches et explosion après les victoires ou la qualification vendredi dernier (un peu trop même à Santiago, près de 400 arrestations sur la Plaza de Italia en centre ville...). Un bon exemple au travail de mon côté : pour le match contre l'Espagne, la salle de conférence était décorée de dizaines de drapeaux, les 3/4 des gens sont venus avec des maillots et des cotillons et tout le monde a assisté religieusement au match, encourageant les leurs même menés 2 à 0. On est bien loin du désamour français pour son équipe nationale. Autre élément typique : les commentateurs sont d'une mauvaise foi totale et s'explosent les cordes vocales et nos tympans à chaque but marqué. : GGGOOOOOOOOOOOOLLLLLLLLL, Christian Jeanpierre peut aller se rhabiller, on dirait le murmure d'un lapin asthmatique en comparaison... Ce qui est intéressant, que j'avais déjà noté au Mexique lorsque j'y avais fait un échange universitaire il y à plus de 10 ans (le temps file ma bonne dame), c'est le côté bon enfant et familial du foot ici, un peu comme le rugby dans nos contrées. Bien sûr, il y a une forte récupération nationaliste mais point de hooligans ou de racisme primaire (pas de cris de singe ou de lancers de bananes ici, ce qui est pour le moins heureux...)

Si le Chili s'enflamme, le Brésil est en éruption à chaque match. Mag vous en parlera mieux que moi mais la semaine dernière j'étais avec elle à Sao Paulo et la ville était littéralement tapissée de drapeaux auriverde sur les immeubles, les voitures, les gens... (même les réceptionnistes à l'hôtel Mercure sont en vert et or les jours de match et dans les boutiques fashion une grande partie de la mode recycle le maillot national). Au bureau et dans les usines, c'est pareil, on donne leur demi-journée aux gens ou on passe le match, de toute manière personne ne travaille, patrons y compris... Un dernier point intéressant à noter est la solidarité footballistique de toute l'Amérique du Sud, surtout dans leur rivalité avec l'Europe. Après le premier tour, combien m'ont dit que les 5 nations du continent étaient passées contre 6 sur 13 pour l'Europe. Quand on connait les tensions fortes qui demeurent entre les pays de la région qui étaient encore en guerre les uns contre les autres il n'y pas si longtemps, c'est pour le moins intéressant. La dernière fois que je les ai vus solidaires comme cela, c'était pour soutenir l'Argentine dans ses revendications sur les Malouines pendant le sommet des Amériques !

Voila donc un petit post de circonstance. Je vous épargne tous les commentaires mi-ironiques et mi-navrés qu'on me livre sur l'équipe de France depuis notre élimination piteuse. Je me contenterai de dire que cela ternit une image pourtant largement positive que nous avons dans le coin, il est vrai issue de notre passé des Lumières plutôt que de ces 30 dernières années (mon Dieu, le vieux-connisme s'emparait-il de moi ???).

A bientôt pour de nouvelles aventures !

mardi 1 juin 2010

Week ends d'automne en Amérique du Sud


Comme vous le savez tous, les saisons sont inversées dans l'hémisphère Sud, ce qui veut dire qu'au moment où l'Europe entre dans le printemps, c'est le début de l'automne de ce côté-ci de la planète. Étant habitués à un climat parisien, nous nous attendions au pire à compter de début avril et la vérité est qu'il n'est pas encore arrivé aussi bien au Chili qu'au Brésil, illustration...


Professionnellement, je dois me rendre au Brésil plus que prévu initialement, ce qui n'est pas pour nous déplaire puisque cela me permet de rejoindre Mag à Sao Paulo quand elle y est et même de partager le même hôtel (par un heureux hasard, nos lieux de travail respectifs le permettent). Cela m'a permis de passer une semaine entière avec elle à Sao Paulo mais aussi le WE sur place ! Sao Paulo est un enfer urbain qui ferait passer Santiago pour un village du Cantal mais le coin où nous sommes logés est plutôt sympathique et SECURISE (là pour le coup, on ne rigole pas avec ce genre de choses au Brésil, pour rappel, 50 000 morts par balle l'année dernière, plus fort que la Colombie...), du côté de Pinheiros et d'Itaimbibi, le quartier juif de la ville. Le grand plus de Sao Paulo, ce sont les restos, souvent d'excellente facture, et la spécialité locale, la churrasquiera, restaurant de viandes assez particulier. Le principe, vous vous installez et vous avez un petite pastille à 2 facettes à côté de vous avec également un libre accès à un buffet de crudités, fromages... Le jeu consiste à retourner la pastille du côté vert et là une armée de serveurs passe vous servir de la viande directement à votre table. Quand votre assiette est bien remplie, vous repassez du côté rouge et le jeu peut ensuite recommencer une fois que vous avez terminé de manger le premier round ! Au bout d'un moment, cela devient technique, vous repérez les serveurs selon ce qu'ils transportent et retournez opportunément votre pastille au moment où ils vous regardent, tout un art !!! L'autre grande spécialité du coin, les sushis souvent délicieux, tradition amenée par les colons japonais qui aujourd'hui représentent une communauté de plus d'un million de personnes. La diversité culinaire de manière générale est à l'image cosmopolite de la ville : Libanais, Italiens, Grecs, Français... Bref Sao Paulo, une ville où l'on mange bien, voire très bien.


Après une rude semaine de travail, nous avons décidé avec Mag de prendre un peu de repos. Avec l'aide de son chauffeur habituel qui se fait des extras le WE, nous sommes partis pour le nord-est de Sao Paulo pour rejoindre la zone de Sao Sebastiao et le petit village de Camburi, situé le long de la fameuse bande de plage de sable blanc qui va de Sao Paulo à Rio de Janeiro. C'est la basse saison, donc il n'y a pas trop de monde et le changement de température est radical par rapport à la grande ville (5°C de plus, soit du 20-25° très agréable avec un peu de vent). Nous avons loué pour l'occasion une chambre dans une poussada, l'équivalent brésilien d'une maison d'hôte, très sympa et équipée d'un bar et d'un serveur local qui prépare de mythiques caïpirinhas (LA boisson du Brésil, préparée à base de cachaça, alcool de canne à sucre, de citrons verts, de sucre de canne et de glace pillée, un régal !) On est au cœur de l'automne mais on se croirait plutôt en début de saison sur la Côte d'Azur, avec en bonus un cadre pour le moins magnifique et non bétonné comme Monaco ou Nice !!!









Nous en avons profité pour lézarder sur la plage et nous faire une longue nuit de récupération. La ville est tranquille mais compte tout de même un pur resto traditionnel brésilien (pas mal de recettes portuguaises) où nous sommes allés nous régaler  le samedi soir. Quelques heures au vert qui font du bien après plusieurs semaines de vie intense en milieu urbain que cela soit au Chili ou au Brésil.


Je suis rentré ensuite à Santiago pour régler les dernières démarches qui nous ont permis de récupérer notre voiture pour ce WE et le retour de Magali, ce qui tombait bien, c'était son anniversaire (ses tuit' ans). Nous sommes allés faire un repas de fête dans un excellent resto à Santiago sur  les conseils de mon chef (que j'avais bien rencardé sur Paris en l'envoyant à l'Os à Möelle), El Europeo servant une cuisine raffinée et élégante le tout accompagné d'un vin chilien de malade mental (je ne me souviens plus de la référence mais j'ai rarement bu un vin chilien aussi fin, d'habitude ils sont plutôt bons mais tabassent...). Seule ombre au tableau, les gringos qui parlaient fort derrière et qui n'étaient pas trop obamaniaques mais on les a vite oubliés avec la qualité du décor, des mets et du service, tous impeccables. Le lendemain, autre belle surprise, la journée est ensoleillée et chaude après un jour pluvieux la veille et nous découvrons émerveillés la Cordillère enneigée. Autant elle limite la circulation de l'air et renforce le smog sur la ville, autant elle donne un cachet certain au site. Le temps est tellement beau que nous déjeunons sur la terrasse en T-shirt et devons rentrer après une demi-heure, en sueur. Nous sommes l'équivalent du 30 novembre en France... A Paris il pleut ou il grêle selon que la température atteint 0°C ou pas. Mag me dit même que le climat supposé méditerranéen de Santiago est plus chaud et sec que celui de Nice et je la crois sur ce coup-là !!!




Dans l'après-midi, nous étrenons notre belle Mazda 3 toute neuve en allant faire un tour dans la partie la plus profonde du barrio alto de Santiago du côté de Lo Barnechea, la commune la plus riche et son quartier le plus hype de la Dehesa. On comprend pourquoi les plus fortunés sont venus s'installer ici : ils sont au vert et sur une colline qui domine la ville, ce qui leur permet d'éviter le pire du smog présent dans toute la vallée. Après discussion avec mes collègues, j'ai découvert que pas mal de sentiers de randonnée partent directement de ce coin-là pour des excursions d'une demi-journée vers les collines entourant la ville, à tester rapidement dans les semaines qui viennent ! En rentrant, nous allons faire nos courses en voiture, ce que je n'avais plus fait depuis plus de 10 ans du temps de mes études à Cergy Pontoise quand j'étais l'heureux possesseur d'une 205. Cela ne nous rajeunit pas ma bonne dame mais c'est rudement pratique !!!

En bref, je pense qu'on peut raisonnablement penser que l'hiver ne devrait pas être trop dur pour nous, surtout que le mois le plus difficile d'août, nous le passons en vacances en France pour 3 semaines !!! A partir de septembre, les locaux m'ont dit que le temps revenait vers 15-20°C et grand soleil, trop top !!!

A bientôt pour de nouvelles aventures !

mardi 11 mai 2010

A la découverte du Chili - Les Chiliens


A la suite des posts successifs à base de vie sur place et de photos de Mag, je me suis dit qu'il serait temps de rééquilibrer tout cela en vous envoyant un post composé essentiellement de mots et de contenu informatif façon Moukipédia comme dirait une certaine douce moitié de ma connaissance. Voici donc un petit aperçu général de la population du Chili et plus généralement d'Amérique du Sud, assez peu connue chez nous et mes premières impressions sur les Chiliens (on parle pas mal d'eux cette année, entre le tremblement de terre et leur qualification pour la Coupe du Monde, une première depuis respectivement 25 et 15 ans).

Au fait, avant de passer aux choses sérieuses, un petit message à caractère informatif, j'ai enfin récupéré mon RUT et ma Cédula de identidad avec écrit en gros dessus Extranjero qui va me faciliter la vie mais rassurez-vous, l'esprit administratif des Chiliens est tenace, le concessionaire auto vient de m'appeler pour m'indiquer qu'il lui fallait un chèque de banque et pas un chèque normal pour payer l'achat de notre Mazda 3, rapport au fait que mon compte bancaire n'est ouvert que depuis quelques mois et que je suis un E..., bref, le cirque continue mais de manière plus atténuée qu'avant (vivement le tampon de Residente permanente, équivalent de la carte verte gringa sous ces latitudes).

L'Amérique du Sud et le Chili, donc. Je vous remets une carte ci-dessous à échelle réelle (et pas en format Mercator, cf. un de mes posts précédents) qui vous aidera à replacer les pays à leur juste place.


Warning : je m'apprête à faire une description ethnique des différents peuples de la région, que ceux qui croient encore en l'idéal républicain si français de la non statistique raciale passent leur chemin (même si je pense que l'absence de ces stats en France est bien plus une malédiction tant le FN peut après dire n'importe quoi sur les populations d'origine étrangère sans que personne ne puisse contredire leurs chiffres en se basant sur des données officielles).

L'Amérique du Sud compte autour de 400 millions d'habitants dont la moitié se trouve au Brésil (ce qui vous fait donc du 50/50 entre hispanophones et lusophones). L'image que l'on en a d'Europe est celle d'un continent plutôt métissé avec quelques nations blanches au milieu et quelques tribus indiennes vivant encore à l'âge du Néolithique au coeur de l'Amazonie que Sting et Leonardo Di Caprio viennent défendre quand on veut leur construire un gros barrage hydroélectrique sur l'Amazone. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le groupe majoritaire sur le continent est constitué de Blancs avec 45% du total, tous issus d'une immigration d'abord espagnole et portugaise qui s'est diversifiée après avec un gros afflux d'Allemands vers la fin du XIXème siècle puis fortement italienne au début du XXème principalement en Argentine et en Uruguay (+ quelques Nazis bourlingueurs et chafouins après guerre...). Les pays où ils sont le plus majoritaires sont de loin l'Argentine et l'Uruguay (plus de 90%), les colons ayant réglé de manière très américaine leur cohabitation avec les populations indigènes... Dans les autres pays avec une population blanches légèrement majoritaire, on retrouve le Brésil (et oui !!!) et le Chili avec une proportion tournant de 50 à 55%. Le deuxième groupe qui compte 120 millions de personnes est celui des Indiens de souche et des Mestizos (métis), issus d'un croisement plus ou moins ancien entre Indiens natifs et colons blancs. Les nations avec la plus grande portion d'Indiens se trouvent à l'intérieur des anciennes frontières de l'Empire inca, soit la Bolivie, le Pérou et l'Equateur, avec un mélange tirant de plus en plus vers le blanc à mesure que l'on va vers le Sud et le Nord (ce qui fait par exemple qu'au Chili on a 40% de Métis et 5% d'Indiens de souche mapocho concentrés autour de la ville de Temuco et dont la spécificité est peu reconnue au niveau politique). En troisième groupe représentant entre 15 et 20% de la population et héritier du commerce triangulaire des esclaves, on retrouve les Noirs, présents essentiellement au Brésil et sur la côte atlantique colombienne. Dans les autres pays, les Noirs sont totalement absents, mes collègues chiliens voyageant à Paris sont tous revenus en s'étonnant d'en avoir croisés, c'est totalement exotique pour eux (même si nous en avons vu un avec Mag un jour dans le métro à Santiago, le pauvre étant bien évidemment dévisagé de pied en cape par tous les passagers chiliens de la rame...). Dans les moins de 5% restants, on retrouve quelques Asiatiques avec une curiosité de taille pour les Japonais au Brésil qui se concentrent a Sao Paolo dans une communauté forte de 1.5 millions d'habitants, plus grande colonie nippone en dehors du Japon. Je laisse Magali vous conter l'histoire pour le moins surprenante de cette migration du XIXème qui fait qu'on mange des sushis de ouf sous les palmiers et un climat tropical à plus de 8000 bornes de Tokyo !

Si vous avez bien suivi l'histoire, on retrouve donc au Chili autour de 55% de Blancs, 40% de métis et 5% d'Indiens mapochos (l'autre ethnie des Araucanos ayant été joyeusement exterminée pendant les XVIIIème et XIXème siècles). Comme je vous le disais, les Mapochos se concentrent un peu au Sud de Santiago autour de la ville de Temuco où ils manifestent régulièrement pour la reconnaissance de leur spécificité avec peu de succès. Comme au Brésil, il y a des régions où des colons d'un pays se sont installés en masse et se sont peu mélangés. C'est particulièrement vrai ici avec le Grand Sud, depuis Valdivia jusqu'en Patagonie et Punta Arenas où les habitants sont majoritairement de souche germanique (c'est là aussi que se trouvent comme par hasard les grandes brasseries du pays fabricant les fameuses bières Kuntsmann, Austral et Patagonica...). Il n'est pas étonnant lorsque l'on voyage sous ces latitudes de croiser un grand blond aux yeux bleus et barbe blonde appelé Hans. Plus on monte vers le Nord et la frontière avec le Pérou, plus les Métis sont nombreux et tendent vers une souche indienne dominante au Pérou et en Bolivie.

Le plus frappant quand on arrive au Chili, c'est de voir combien l'origine ethnique détermine en grande partie le rang social de chacun. La réussité économique du pays est récente et n'a pas encore donné lieu à la mise en place d'une véritable méritocratie, ce qui fait que l'ascenseur social commence à peine à se mettre en place. L'élite du pays est blanche à 100%, descendante directe des colons espagnols d'origine ou d'Européens plus récents y compris français (avec des noms comme Pinochet ou Bachelet...). Une quinzaine de familles contrôle ainsi une grande partie de l'économie et vit dans le quartier de la Dehesa au nord est de Santiago, a étudié a la Pontificada Universidad Catolica, est profondément catholique et liée à l'Opus Dei, vote de manière systématique aux élections pour la très droitière UDI (Union Democratica Independiente) et n'était pas trop contre la dictature de l'ami Augusto dans les années 70 et 80. La part des Blancs restants et les Métis et Mapochos sont encore aujourd'hui en partie réduits à des tâches plus ingrates dans l'économie même si 20 ans de socialisme libéral et progressiste ont pas mal fait évoluer les choses. Le boom économique du pays a tendance aussi à faire évoluer les réseaux existants, les nouveaux riches entrepreneurs ayant tendance à créer des associations plutôt laïques et à limiter la cooptation très en vogue chez les élites blanches historiques (le boca a boca comme on dit ici). Je me suis rendu compte de ce sens très particulier de la hiérarchie en prenant mes fonctions ici puisque rapidement mes patrons m'ont indiqué de faire attention à certains de mes commentaires (forcément, la langue bien pendue du Moute...) car je représentais in fine le dueno (maître) de la société et que j'étais donc du côté des gerentes. Ici, il n'est pas rare que l'on me serve du Don Nicolas, la grande classe... Après 2 années en mode 8 ans d'âge mental à base de de blagues salaces et politiquement incorrectes en salle de marché à Paris, cela change du tout au tout...

L'adaptation se passe pourtant très bien. Au premier abord, les Chiliens sont effectivement un peu froids (en fait timides), ce qui peut surprendre avec les clichés que nous avons en Europe sur l'Amérique latine (les pays limitrophes les traitent d'ailleurs d'Allemands parlant espagnol). Mais une fois à l'aise et mis en confiance, ils sont plutôt sympathiques, assez rigolos (attention au gap culturel sur les blagues sur Benoit XVI !) et un trait de caractère qui me va très bien est leur discipline, plutôt développée pour la région (ils sont presqu'à l'heure aux RDVs, ils respectent presque les deadlines et ils sont plutôt professionnels). Je vous ai déjà parlé du respect de la queue dans les administrations et pour prendre le bus et leur sens civique que je trouve très agréable et supérieur à celui des Français. Une chose où il faut faire un peu attention aussi, c'est au niveau de leur côté corse : ils sont fiers, fiers et susceptibles. Il est assez rare de les entendre critiquer leur pays comme nous pourrions le faire. Etant une nation jeune et entourée d'ennemis historiques (Argentine, Bolivie, Pérou), il y a un sentiment de fierté nationale plutôt positif,  patriote et solidaire dont le tremblement de terre a constitué une parfaite illustration. On est loin du cynisme fatigué des anciennes nations européennes. Par contre, cette fierté se convertit parfois au travail en opposition têtue à certains changements, heureusement avec Mag, nous avons la cabeza mas dura que ellos ! Une chose est sûre, ils ont été très présents pour m'aider à m'installer au début au Chili et très accueillants, un gros plus, dont la contrepartie est leur tendance absolument hallucinante au commérage (une fois encore, attention le Moute avec ta langue bien pendue...). Santiago est comparable à un village français de 100 personnes et tout se sait sur tout le monde. Depuis quelques mois, je fais un gros effort d'attention sur le sujet, les Chiliens étant prompts à me faire des remarques sur ce point alors qu'ils en font 10 fois plus en permanence (cela ne me rappelerait-il pas une parabole sur une paille et une poutre, étrange...). Pour conclure, le bilan reste très positif, et de toute manière les petits désagréments constatés sont mineurs et le fait d'un inévitable décalage culturel. Et comme l'indique si bien ma Cédula de identidad, c'est bien nous les extranjeros sur place et c'est à nous de nous adapter à leur mode de vie !

Voilà, je m'arrête là pour en garder un peu sous le pied pour la suite. Je vous retrouve bientôt pour de nouvelles blogueuseries !!!

dimanche 9 mai 2010

Weekend de Pâques à la Serena


Avec un peu de retard, voici le compte-rendu de notre long weekend à la Serena et dans le Valle del Elqui.

En résumé, les événements marquants de ce weekend pascal 2010:

D'abord Mout a beaucoup conduit et la route était super belle.









Nous nous sommes faits arrêtés deux fois et 1/2 par les carabiniers en un weekend. Certes, on a fait presque 1000 bornes en 4 jours, mais tout de même, on a pas de bol.
La première fois, simple contrôle de routine, pour vérifier si nous avons nos papier, permis, assurance, etc. Tout est en règle, sauf qu'il s'agit d'une voiture de location et que l'on ne trouve pas les documents relatifs à l'assurance.
Pas de panique, nous appelons l'agence qui nous explique qu'ils se trouvent dans la boîte à gants, dans un portefeuille marron. Je ne trouve pas, je sors de la voiture et je fouille partout pendant que Nico parlemente avec le gentil carabinier. Devant l'insistance de ce dernier, Nico se met lui aussi à regarder et ne trouvant pas, se saisit du téléphone pour expliquer à l'agence que vraiment là, c'est pas normal et tout et tout. Devant l'hystérie qui commence à nous gagner, le gentil carabinier nous laisse repartir, de toutes façons, "y sont fous ces gringos!"  100 mètres plus loin, j'ouvre la boîte en gant et j'en ressort le fameux portefeuille marron, que j'aurais vu depuis le début si j'avais enlevé mes lunettes de soleil. Oups! Je le montre à Nico qui me dit, impassible : "bon, ben, t'appelles l'agence et tu leur dit qu'on l'a trouvé...."

300 km plus loin, quelques gouttes de pluie tombent. Hardiment, le Mout décide de doubler une voiture de carabiniers taquins qui roulent à 78km, sur une portion limitée à 80 km. Lorsque nous arrivons à leur hauteur, ils nous font de grand signe en écartant les doigts comme si ils nous envoyaient quelque chose. Les feux! Mout les allume et les carabiniers nous applaudissent en cœur. ça c'était la demie-fois!

Au retour, on aperçoit encore des carabiniers faisant des contrôles. Et crac, ça rate pas, on se fait arrêter. Mais on est presque contents car plus prêts que nous, tu meurs! On a : les papiers, les feux, le portefeuille marron dans la boîte à gants.

Côté visite, il y a évidemment le bord du Pacifique, la Serena.


Même si ils faut toujours être prudent! Le souvenir du terremoto n'est pas loin.




On a surtout aimé la vallée del Elqui, le ciel le plus pur du monde, paraît-il. (Effectivement, nous n'avons pas vu un nuage en 4 jours.) Les observatoires les plus puissants s'y trouvent mais pour les visiter il faut réserver deux mois à l'avance.


Cette vallée est aussi connue pour ses vignes et la fabrication de son Pisco. Nous avons visité la fabrique du Pisco Capel et ramené quelques bouteilles. Nous y avons trouvé également le futur projet professionnel du Mout.


- Dans la partie non-irriguée, ce sont plutôt les cactus qui règnent en maîtres. Mout en a fait une expérience malheureuse.


J'ai du lui montrer comment s'y prendre.... d'abord un bisous, puis il vous laisse le câliner!




On peut même manger ses fruits et boire leur jus, c'est super bon!

vendredi 30 avril 2010

La casa de Mag et Mout (adentro)

Tiens au fait, on avait promis quelques photos de notre intérieur cosy....

Alors voici le salon. Notez que la photo a été prise avant que le mur du fond ne se déplace de 8 cm suite au terremoto et ne flanque par terre ce magnifique paysage vert émeraude.



Voici la Moutémag bedroom. Quel plafonnier plastique superbe! Hélas, il a résisté au terremoto. Mout, trop honnête, n'a pas osé y mettre un grand coup de latte. Moi, au prochain tremblement, le truc atroce au dessus du lit, je le dégomme.


La guest room, reconvertie aujourd'hui en salle d'arcade.


Et voici ma pièce préférée... le "WALKING" closet. Oui vous avez bien lu, ici on dit pas walk-in closet, ni dressing, on dit "walking", c'est donc un placard qui marche.
Rhhaaa, c'est grand, c'est pratique, ça devrait être obligatoire dans tout appartement.




Et voilà, au prochain épisode, Mag et Mout dans leur décor.

Bises de Garhulhos, aéroport international de São Paulo!

dimanche 25 avril 2010

En vadrouille dans Santiago - centre historique et Bellavista

En fouillant dans nos souvenirs, on retrouve quelques images de Santiago enfouies dans nos têtes. Celles du Palacio de la Moneda que l'on a vu 100 fois au journal de 20 heures car c'était les seules images que les journalistes devaient avoir sous le coude au moment de monter un sujet sur le Chili.

Nous n'avons donc pas trop tardé à aller voir ce fameux monument, point de départ d'une boucle en centre ville, en passant par la Plaza de Armas, puis remontant vers le Cierro San Cristobal en traversant le Mapocho et retour maison par le quartier Bellavista. (Quelle annonce de plan parfaite... je devrais repasser le bac!)

Voici donc pour débuter le fameux monument. Certes, ce n'est pas très festif comme architecture, mais cela a un certain cachet tout de même. Il faut dire que les Espagnols l'ont construit au départ comme hôtel des monnaies, comme son nom l'indique, donc on rigole pâ! Des gens bien avisés nous ont conseillé d'aller voir la relève de la garde. Nous irons volontiers avec des visiteurs touristes!
Pour en savoir plus :  http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Moneda



En poursuivant notre chemin, nous passons devant le musée d'art pré-colombien,que nous visiterons un autre jour, et une foutlitude de drapeaux chiliens, avant d'arriver à la Plaza de Armas. 




Plaza de Armas : c'est le clash de l'ancien et du moderne. Notez le gratte-ciel en verre qui dépasse derrière la cathédrale du XVIII. On a eu un peu peur mais bien aimé la statue à grosse tête, le monument en hommage au peuple indigène, installé là dans les années 90.













 

Poursuivant notre chemin, nous passons sur le pont au dessus du Rio Mapucho, qui malgré tous les slogans politiques n'est pas encore tout à fait limpio. Chirac avait promis de se baigner dans la Seine, qui se baignera  dans le Mapocho?







Nous arrivons ainsi au pied du "Cerro", ou colline, San Cristobal dans le quartier Bellavista. 
Mout m'emmène boire un jus de Chirimoya (une bière Austral Patagonia Pale Ale pour lui) au patio Bellavista pour prendre des forces parce qu'on a déjà bien galopé.

Tout parisien bobo qui se respecte trouvera sans doute un charme tout particulier au quartier de Bellavista. On a laissé ici de l'espace de création sur les murs des maisons, et, même moi qui suis un brin réac (si si, inutile de s'en cacher, einh, nous sommes entre amis) et ben j'ai trouvé les tags super beaux, originaux et colorés. Surtout le tag geek, qui permet au Mout d'entretenir une discussion assez intense avec l'inventeur des trois lois de la robotique.



 Et comme dans tous les sites touristiques chiliens, vous n'oublierez pas le classique de circonstance: la maison de ..... Pablo Nerudaaaa !!!! A croire que Pablo avait une maison dans chaque lieu touristique au Chili. 
Parmi les plus connues, celle de Valparaiso, la Sebastiana et celle d'Isla Negra.
Ici donc, une des maisons du célèbre auteur et Prix Nobel, la Chascona:


Voilà pour notre premier petit tour dans la ciudad!
Prochain arrêt, Valparaiso, avec des photos collector d'avant le terremoto!