mardi 1 juin 2010

Week ends d'automne en Amérique du Sud


Comme vous le savez tous, les saisons sont inversées dans l'hémisphère Sud, ce qui veut dire qu'au moment où l'Europe entre dans le printemps, c'est le début de l'automne de ce côté-ci de la planète. Étant habitués à un climat parisien, nous nous attendions au pire à compter de début avril et la vérité est qu'il n'est pas encore arrivé aussi bien au Chili qu'au Brésil, illustration...


Professionnellement, je dois me rendre au Brésil plus que prévu initialement, ce qui n'est pas pour nous déplaire puisque cela me permet de rejoindre Mag à Sao Paulo quand elle y est et même de partager le même hôtel (par un heureux hasard, nos lieux de travail respectifs le permettent). Cela m'a permis de passer une semaine entière avec elle à Sao Paulo mais aussi le WE sur place ! Sao Paulo est un enfer urbain qui ferait passer Santiago pour un village du Cantal mais le coin où nous sommes logés est plutôt sympathique et SECURISE (là pour le coup, on ne rigole pas avec ce genre de choses au Brésil, pour rappel, 50 000 morts par balle l'année dernière, plus fort que la Colombie...), du côté de Pinheiros et d'Itaimbibi, le quartier juif de la ville. Le grand plus de Sao Paulo, ce sont les restos, souvent d'excellente facture, et la spécialité locale, la churrasquiera, restaurant de viandes assez particulier. Le principe, vous vous installez et vous avez un petite pastille à 2 facettes à côté de vous avec également un libre accès à un buffet de crudités, fromages... Le jeu consiste à retourner la pastille du côté vert et là une armée de serveurs passe vous servir de la viande directement à votre table. Quand votre assiette est bien remplie, vous repassez du côté rouge et le jeu peut ensuite recommencer une fois que vous avez terminé de manger le premier round ! Au bout d'un moment, cela devient technique, vous repérez les serveurs selon ce qu'ils transportent et retournez opportunément votre pastille au moment où ils vous regardent, tout un art !!! L'autre grande spécialité du coin, les sushis souvent délicieux, tradition amenée par les colons japonais qui aujourd'hui représentent une communauté de plus d'un million de personnes. La diversité culinaire de manière générale est à l'image cosmopolite de la ville : Libanais, Italiens, Grecs, Français... Bref Sao Paulo, une ville où l'on mange bien, voire très bien.


Après une rude semaine de travail, nous avons décidé avec Mag de prendre un peu de repos. Avec l'aide de son chauffeur habituel qui se fait des extras le WE, nous sommes partis pour le nord-est de Sao Paulo pour rejoindre la zone de Sao Sebastiao et le petit village de Camburi, situé le long de la fameuse bande de plage de sable blanc qui va de Sao Paulo à Rio de Janeiro. C'est la basse saison, donc il n'y a pas trop de monde et le changement de température est radical par rapport à la grande ville (5°C de plus, soit du 20-25° très agréable avec un peu de vent). Nous avons loué pour l'occasion une chambre dans une poussada, l'équivalent brésilien d'une maison d'hôte, très sympa et équipée d'un bar et d'un serveur local qui prépare de mythiques caïpirinhas (LA boisson du Brésil, préparée à base de cachaça, alcool de canne à sucre, de citrons verts, de sucre de canne et de glace pillée, un régal !) On est au cœur de l'automne mais on se croirait plutôt en début de saison sur la Côte d'Azur, avec en bonus un cadre pour le moins magnifique et non bétonné comme Monaco ou Nice !!!









Nous en avons profité pour lézarder sur la plage et nous faire une longue nuit de récupération. La ville est tranquille mais compte tout de même un pur resto traditionnel brésilien (pas mal de recettes portuguaises) où nous sommes allés nous régaler  le samedi soir. Quelques heures au vert qui font du bien après plusieurs semaines de vie intense en milieu urbain que cela soit au Chili ou au Brésil.


Je suis rentré ensuite à Santiago pour régler les dernières démarches qui nous ont permis de récupérer notre voiture pour ce WE et le retour de Magali, ce qui tombait bien, c'était son anniversaire (ses tuit' ans). Nous sommes allés faire un repas de fête dans un excellent resto à Santiago sur  les conseils de mon chef (que j'avais bien rencardé sur Paris en l'envoyant à l'Os à Möelle), El Europeo servant une cuisine raffinée et élégante le tout accompagné d'un vin chilien de malade mental (je ne me souviens plus de la référence mais j'ai rarement bu un vin chilien aussi fin, d'habitude ils sont plutôt bons mais tabassent...). Seule ombre au tableau, les gringos qui parlaient fort derrière et qui n'étaient pas trop obamaniaques mais on les a vite oubliés avec la qualité du décor, des mets et du service, tous impeccables. Le lendemain, autre belle surprise, la journée est ensoleillée et chaude après un jour pluvieux la veille et nous découvrons émerveillés la Cordillère enneigée. Autant elle limite la circulation de l'air et renforce le smog sur la ville, autant elle donne un cachet certain au site. Le temps est tellement beau que nous déjeunons sur la terrasse en T-shirt et devons rentrer après une demi-heure, en sueur. Nous sommes l'équivalent du 30 novembre en France... A Paris il pleut ou il grêle selon que la température atteint 0°C ou pas. Mag me dit même que le climat supposé méditerranéen de Santiago est plus chaud et sec que celui de Nice et je la crois sur ce coup-là !!!




Dans l'après-midi, nous étrenons notre belle Mazda 3 toute neuve en allant faire un tour dans la partie la plus profonde du barrio alto de Santiago du côté de Lo Barnechea, la commune la plus riche et son quartier le plus hype de la Dehesa. On comprend pourquoi les plus fortunés sont venus s'installer ici : ils sont au vert et sur une colline qui domine la ville, ce qui leur permet d'éviter le pire du smog présent dans toute la vallée. Après discussion avec mes collègues, j'ai découvert que pas mal de sentiers de randonnée partent directement de ce coin-là pour des excursions d'une demi-journée vers les collines entourant la ville, à tester rapidement dans les semaines qui viennent ! En rentrant, nous allons faire nos courses en voiture, ce que je n'avais plus fait depuis plus de 10 ans du temps de mes études à Cergy Pontoise quand j'étais l'heureux possesseur d'une 205. Cela ne nous rajeunit pas ma bonne dame mais c'est rudement pratique !!!

En bref, je pense qu'on peut raisonnablement penser que l'hiver ne devrait pas être trop dur pour nous, surtout que le mois le plus difficile d'août, nous le passons en vacances en France pour 3 semaines !!! A partir de septembre, les locaux m'ont dit que le temps revenait vers 15-20°C et grand soleil, trop top !!!

A bientôt pour de nouvelles aventures !

1 commentaire:

  1. La cordilliere ajoute une petite touche de grande classe! bon on espere vous rendre visite bientot, a condition que vous ne soyez pas en vadrouille dans le continent tout le temps.... bises!

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