dimanche 28 février 2010

Terremoto - de la théorie à la pratique

J'ai reçu plein de messages de la famille et des amis et merci à tous pour vos préoccupations. Je suis clairement sain et sauf vu que je rédige ces lignes. Comme pas mal de gens m'ont demandé comment cela s'est passé, je me suis dit que j'allais faire un post dessus (ce qui m'aide aussi à digérer l'évènement...).

Vendredi soir vers 3h30, je suis réveillé par une première secousse. Les premières dix secondes, cela ressemble à un "temblor", une secousse qui secoue régulièrement la ville (j'en ai déjà ressenti quelques unes depuis deux mois sur place). D'un coup, la secousse s'intensifie avec une violence inouie, toutes les lumières s'éteignent, la chambre commence à trembler dans tous les sens et les objets tombent dans un bruit sourd terrifiant. Je me mets dans l'embrasure de la porte de la salle de bains et attends, deux minutes qui paraissent une éternité. Tout s'arrête enfin et on n'entend plus que les aboiements des chiens paniqués dehors et les sirènes de la police et des ambulances. Premier réflexe, sortir de l'immeuble et là grosse surprise, la porte de l'appartement est bloquée, elle a bougé avec les secousses. J'appelle au secours et mes voisins mieux préparés (à savoir qu'ils ont eu le réflexe d'ouvrir toutes les portes dès les premières secousses) viennent m'aider à faire sauter le verrou (moment où je comprends pourquoi les portes et les serrures n'avaient pas l'air solides par rapport à nos portes blindées parisennes). J'enfile un pantalon et descends à toute vitesse les 20 étages et arrive dans un hall d'entrée noir de monde. Les gens sont aussi dans la rue, scotchés à leur portable pour appeler des proches ou prennent carrément leur voiture pour les rejoindre. Les réseaux téléphoniques sont saturés. Je m'assois en tremblant, sentant l'adrénaline qui passe. Une peur terrible m'envahit et je me rends compte de ma chance. A l'aide du Blackberry d'un voisin, j'arrive à envoyer un message rassurant en France et attends avec tout le monde l'aube car il n'y pas d'électricité. Durant les 4 heures d'attente, les répliques passent sans cesse dont 2 particulièrement fortes à plus de 6 de puissance sur l'échelle de Richter. Une radio fonctionne en continu, annonçant l'ampleur du séisme, 8.8 à son point d'origine dans le Pacifique au sud en face de la deuxième ville du pays, Concepcion. Le pays est plongé dans le noir et on entend des sirènes en permanence. Les Chiliens autour de moi sont d'un calme étonnant. Plusieurs ont des lampes torches, des bouteilles d'eau et des couvertures, les enfants restent sages (c'est là que j'apprends que tout le monde a un sac de survie dans son appartement près de la porte au cas où). La radio annonce que l'électricité commence à revenir à Santiago, elle avait été coupée à titre préventif et l'infrastructure a tenu dans sa grande majorité. Nous voyons les lumières revenir à 6 heures dans le quartier voisin de Los Militares et enfin dans notre quartier à 7h avec le lever du soleil. Avec l'électricité et la lumière du jour, l'équipe antisismique de la résidence (autre signe d'une organisation anti tellurique bien construite) vérifie les structures de l'immeuble dans les souterrains, les parties communes et surtout les escaliers de secours (la partie critique qui supporte l'immeuble dans sa partie visible) et donne le feu vert aux résidents pour rejoindre leurs appartements. Je remonte les 20 étages à pied et découvre l'état de l'appartement. A part la porte d'entrée défoncée, et quelques fissures de crépi, le seul dégât important est un mur non porteur qui est sorti de son logement, emportant le papier peint avec lui. Aucune trace sur les murs porteurs. Les réseaux de communication sont toujours saturés mais je finis par envoyer quelques SMS et à contacter la famille en fin de journée. Je fais le ménage pour m'occuper la tête et le voisin d'en face m'aide gentiment à sécuriser ma porte qui ferme encore avec une des deux serrures. Je découvre à la TV l'étendue des dégâts dans le sud à Concepcion et plus encore sur la côte qui a été submergée par une lame de fonds type tsunami ("maremoto" en local). Depuis, l'eau a été rétablie et un ingénieur est venu confirmer le diagnostic de l'immeuble, pas de dégâts à la structure, il reste habitable. J'ai pu aller m'approvisionner au supermarché du coin aujourd'hui en produits de base et je peux concrètement aller travailler demain. J'ai eu des nouvelles de la plupart de mes collègues qui sont sains et saufs même si certains ont dû quitter leur logement jugé à risque. L'impression finale est étrange. Vu la faible ampleur des dégâts dans l'appart, l'immeuble et notre quartier, j'ai l'impression d'avoir juste fait un cauchemar mais les images du sud dévasté me ramènent sans cesse à la réalité.

Globalement et avec un peu de recul, quelques faits à souligner :

1. L'architecture antisismique n'est pas une blague ici. J'hallucine sur le fait que l'immeuble n'ait que des dégâts mineurs après un tel tremblement de terre. Le quartier semble intact, même les grues et les constructions en cours des alentours ont tenu le coup. J'ai appris que notre immeuble est en fait monter sur des verrins placés à 50 mètres sous le sol avec une mégastructure coulée dans le béton qui accompagne les secousses (d'où une impression accentuée de mouvement surtout dans les étages élevés). En fait, il fonctionne comme un roseau en pliant dans le sens du vent. Le plus gros des dégâts à Santiago concerne des bâtiments anciens ou ceux de fortune des quartiers pauvres. Egalement, du côté de Quilicura et du Maipu, quartiers pauvres à l'ouest, des bâtiments soit-disant aux normes mais vendus pas chers ont subi des dégâts considérables, les promoteurs seront sûrement poursuivis. Au bout du compte, les pertes humaines devraient être faibles par rapport à l'ampleur de la catastrophe et la majeure partie venant des habitations de la côte fauchées par le maremoto consécutif au séisme. A Santiago, qui a connu un séisme de force 8 et compte autour de 6 millions d'habitants, les pertes à ce jour sont autour de 50 personnes, à comparer aux 200 à 300 000 mort à Haiti pour un séisme de force moindre. Conclusion sans appel, une architecture appropriée EST efficace.
2. J'ai beaucoup entendu/lu dans la presse française, comme une offense, que le Chili ne sollicitait pas l'aide international. La vérité, c'est que je ne suis pas sûr qu'ils en aient besoin. Ils sont en permanence en alerte sur ce thème et et donnent une impression de grande efficacité. 80% du réseau électrique a été rétabli en moins de 24 heures et seules les régions de Maule et Bio Bio sont encore complétement isolées mais l'état d'urgence vient d'être déclaré et l'armée entre en action. L'organisme d'urgence, l'Onemi, travaille dans le calme et ne pipeaute pas le peuple. Michelle Bachelet a parlé hier à la TV et je l'ai trouvée sans langue de bois et digne (un choc avec les guignols que l'on voit d'habitude chez nous). L'eau est revenue rapidement et est à priori potable (même si les autorités sanitaires recommandent de la bouillir de manière préventive). Le Métro remarche aujourd'hui et devrait être fonctionnel demain pour le retour au travail. Certes, le Chili est un pays policier (héritage de la dictature) et on peut le regretter mais dans des moments comme celui-ci, cela aide à maintenir le calme et éviter les débordements. Les scènes de pillage même si elles sont très médiatisées sont en fait exceptionnelles.
3. Les Chiliens sont vraiment un peuple étonnant. Clairement préparés pour ce genre de situation. Je vous prends l'exemple de mon immeuble. Les gens sont restés calmes et sereins, solidaires (partage de téléphones qui marchent, d'eau et de couvertures, propos rassurants aux étrangers présents peu habitués dont je suis). L'image qui m'a le plus marquée était aujourd'hui au supermarché. Une queue bien ordonnée à l'entrée, priorité aux personnes âgées et aux familles avec des nourrissons. Tout se passe dans le calme, personne ne s'énerve ou n'essaie de gruger une place alors que tout le monde a clairement besoin de vivres. A l'intérieur, tout le monde respecte la consigne de ne pas prendre trop de choses pour en laisser tout le monde. Cela m'a renvoyé une image détestable de la France en imaginant ce qui se serait passé chez nous dans pareilles circonstances...
4. Ce qui m'amène au dernier point. Je suis le traitement par les médias français de la catastrophe et cela ne fait que confirmer le prisme menteur de notre propre nombrilisme de franchouillards. On insiste beaucoup sur le fait que les Chiliens n'ont pas accepté la main tendue de Sarkozy (alors qu'Obama a été plus fin en proposant son aide sans tenter de l'imposer), on montre car cela est spectaculaire l'unique supermarché de Concepcion qui a été pillé alors que la population la-bas semble rester d'un calme incroyable et on voit Samuel Etienne sur France 2 (coincé sur place car l'aéroport est fermé) déblatérer connerie sur connerie avec en toile de fond les immeubles brisées de Quilicura dont je vous parlais plus haut. Je ne suis pas dupe, je sais bien que la TV chilienne fait aussi du nationalisme et de la propagande de son côté mais la condescendance prétentieuse d'une France au bord de la faillite est révoltante (2 mois et je suis déjà devenu un critique féroce de mon pays d'origine, non je l'étais déjà avant, je vous rassure. J'attends avec une certaine gourmandise les commentaires du genre "Si t'aimes pas la France, quitte-la". Pas de bol, déjà fait). Oui il est possible d'être un pays en Amérique du Sud et d'être suffisamment ordonné et organisé pour gérer la situation. L'aide internationale n'a d'ailleurs pas été refusée, l'Onemi prend le temps d'évaluer les besoins et a indiqué aux pays amis qu'il lui ferait parvenir un détail rapidement. Il y a bien sûr un peu d'orgueil national derrière tout cela mais l'approche est avant tout pragmatique.

Voilà en quelques lignes mes impressions des derniers jours. La vie devrait se normaliser rapidement à Santiago l'intendant général, (l'équivalent du préfet) prévoit un retour à la normale pour mardi ou mercredi. Le pays mettra des années à se reconstruire complétement et la rentrée scolaire va être reportée (elle était prévue ce mercredi) mais les Chiliens se relèveront une fois encore, peuple fascinant qui me surprend chaque jour un peu plus, dans 90% des cas en bien.

Nous allons maintenant vivre au rythme des répliques (qui peuvent durer pendant des semaines voire des mois). Rien que pendant la rédaction de ce post, j'en ai ressenti deux et une puissante de plus de 6 sur l'échelle de Richter a réveillé tout le pays ce matin à 8h30...

A bientôt pour de nouvelles aventures.

dimanche 21 février 2010

La casa de Mag et Moute - Extérieur (2 - by night)

Un petit ajout au post précédent pour vous faire partager un coucher du soleil sur Santiago apprécié depuis la terrasse. Depuis que nous sommes arrivés on profite de couchers de soleils spectaculaires.  


C'est le smog, la couche de pollution qui s'accumule au dessus de la ville, qui rend les couleurs si belles. Enfin, c'est ce que nous avons entendu dire hier soir dans une jolie comédie romantique, "Sottovoce", au théâtre du Parque Arauco. Mais je préfère laisser le Mout débattre de la vérité scientifique de cette affirmation dans un prochain post.

L'essentiel c'est que l'on trouve ça joli, même avec notre tout petit appareil photo for dummies:

 

Enfin, c'est surtout parce que le modèle est superbe! Ce petit air narquois, cette fossette malicieuse... on en oublierait complètement le ciel couleur de feu ;)

Ha, et pour ceux qui n'ont pas réussi à voir le petit point bleu au fond de la photo dans le post précédent, mais oui, vous savez, le travail du Mout! bon et bien, séance de rattrapage car on le voit mieux de nuit.



Alors, vous voyez mieux? Et quand on se rapproche tout prêt, on voit que dessus, il est écrit : "Paris". Comme quoi, on est finalement pas partis si loin...



dimanche 14 février 2010

La casa de Mag et Moute - extérieur

A la demande générale, un post plus people à base de vie quotidienne!


Notre nouvel appart est situé dans le quartier Alto Las Condes, surnommé Sanhattan. C'est une forêt de tours au pied de la Cordillère.

Le but est donc d'habiter un étage assez haut perché pour apercevoir les sommets des montagnes.

Du coup, nous sommes au 20ème étage et complètement terrorisés à l'idée de nous pencher par dessus la rambarde.

Mais quand on a le courage de se pencher un petit peu.... on peut voir le jardin et notre pisciiiine! C'est la grande carrée en bas à droite avec le petit jacuzzi.



Et quand on regarde au loin, on voit le travail de Mout, qui est à peine à 10 minutes à pieds, le p'tit veinard! Vous voyez le panneau "Paris" en bleu au fond entre les immeubles en tout petit petit, c'est là !

C'est aussi un centre commercial moderne avec des cinémas, des restos, un théâtre et plusieurs boutiques de jeux vidéo. Un cadre de travail plutôt sympathique.


Mais le must de la nueva casa, ce sont ces canapés couleur Casimir.
Quel bonheur de s'y affaler le soir au coucher du soleil en mangeant des empanadas arrosées d'une Kuntsmann.
Mout vous dirait que la Kuntsmann est une bière ambrée de la région de Valdivia à base de malts caramelisés. Hum, rico!


On vous attend donc au soleil, un binouze à la main, viendez nombreux!

lundi 8 février 2010

A la découverte du Chili - Géographie


Avant de nous lancer dans la description de nos aventures à l'autre bout du monde, je vais vous faire quelques posts de contexte, car le Chili reste un pays pour le moins (et injustement, nous y reviendrons plus tard) inconnu en Europe Occidentale, à part peut-être les images du Palais de la Moneda pris d'assaut par les troupes de Pinochet... Bref, de quoi vous donnez suffisament de "background" comme disent les Obamaniaques vivant au nord d'ici.
Je vous mets une petite carte pour vous situer ce pays aux dimensions pour le moins singulières : près de 6,000 kms de long sur 130 kms de large en moyenne pour une superficie tout de même avenante selon les standards européens de 760,000 km2 (pour rappel, la France est le plus grand pays de l'Union Européenne avec 550,000 km2). Le Chili ne compte qu'une seule possession notable lointaine, un petit caillou perdu au milieu du Pacifique mais haut lieu touristique connu de tous (hors carte), l'île de Pâques avec sa minuscule capitale de Rapa Nui et ses étranges statues qui se trouve tout de même à 3,000 kms à l'ouest des côtes. Nous nous trouvons à une distance respectable de la France (12,000 kms, 14h de vol en direct depuis Paris) mais aussi de l'Amérique du Nord et des autres pays du continent. La carte de Mercator à laquelle nous sommes habitués rend minuscule l'Amérique du Sud qui y paraît de la même taille que le Groenland alors qu'elle est en réalité neuf fois plus grande ! Quelques ordres de grandeur pour vous donner une idée de l'immensité des lieux à travers les durées de vol en avion : Santiago-Sao Paolo ou Lima (4 heures de vol, l'équivalent de Paris-Moscou), Santiago-Bogota (6 heures de vol, l'équivalent de Paris-New York), Santiago-Buenos Aires (2 heures de vol). Les Chiliens vous diront que nous avons une vue biaisée du monde à travers cette carte conçue pour rendre l'Europe et ses inventeurs plus gros qu'ils ne le sont et ils n'auraient pas tort sur ce tour de passe-passe politique...
Non content de bénéficier d'une minceur et d'une longueur de jambes à faire pâlir la plus skinny des top models actuelles, le Chili est bordé à l'est sur l'ensemble de sa frontière par la Cordillère des Andes, obstacle naturel né de la friction entre les plaques tectoniques du Pacifique et des Amériques. Ce qui veut dire que comme en Californie et plus récemment Haïti, le pays tout entier est une zone sismique qui supporte régulièrement des petites secousses (appelées "temblor" ou frémissement, 2 ressentis par votre humble serviteur depuis presque 2 mois à temps quasi plein sur place) et plus rarement un "terremoto", un véritable tremblement de terre. Le dernier en date date de 1987 autour de Santiago mais n'avait provoqué que des dégâts matériels mineurs et quasiment pas de victimes malgré une intensité de plus de 7 sur l'échelle de Richter. Sur ce point, les Chiliens font très bien les choses, ils ont copié/collé les normes sismiques de construction japonaise et tous les bâtiments respectent un cahier des charges drastique en la matière.
La présence de la Cordillère est omniprésente au Chili et dans l'état d'esprit des Chiliens qui se sentent farouchement différents et isolés des autres pays d'Amérique du Sud (sujet d'un prochain post). La première fois que je suis arrivé au Chili en avion par temps clair, la vue de ces montagnes est incroyable (un peu gâché par les fortes turbulences qui accompagnent souvent ce dernier tronçon du vol). Les plus hauts sommets culminent à près de 7,000 mètres. La ville de Santiago est nichée contre cette formidable barrière et donne un cachet certain au site, même si l'enclavement ainsi créé favorise un smog tenace qui fait de la ville une des polluées du continent...
L'autre gros avantage de la Cordillère des Andes, outre le fait de fournir des pistes de ski pendant l'hiver austral (pic de la saison en juillet/août), ce sont les immenses richesses minières qu'elle recèle, dont le cuivre est la première et la plus importante dans le nord du pays (le Chili assure près de 60% de la production mondiale du "métal rouge"). Ceci explique aussi notre présence sur place, mon employeur étant le premier consommateur de cuivre industriel du monde, ce métal étant le meilleur conducteur connu à ce jour et massivement utilisé pour la production des câbles de tous genres.

Une telle géographie sous-entend une climatologie pour le moins variée... Ainsi au nord le climat est désertique et sec dans la région de l'Atacama (là où est encore passé le Dakar cette année). Vers le centre du pays où se trouve la majeure partie de la population du pays entre Valparaiso et la "Region Metropolitana" de Santiago de Chile (en espagnol, Saint-Jacques du Chili), le climat est méditerranéen. C'est d'ailleurs là où se trouve l'essentiel de la production viticole et de fruits/légumes du pays. Vers le sud, à partir de Concepcion, le climat devient plus frais et pluvieux pour devenir franchement froid et même arctique à l'approche de la Patagonie et de son unique grande ville, Punta Arenas et ses fameuses colonies de manchots a la Isla Magdalena. Une petite dernière précision qui a son importance : nous sommes bel et bien dans l'hémisphère sud (les Chiliens font un T-shirt pour les touristes qui dit "Chile : Sur del mundo", résumant très bien cet état d'esprit). Outre l'effet de Coriolis (si je me souviens bien) qui fait que l'eau tourne en sens inverse dans les éviers qu'en Europe (j'ai fait l'expérience mais n'ai pas réussi à créer un tourbillon conséquent pour me rendre compte de l'effet...), les saisons sont aussi à l'envers. Février est la période des vacances d'été, la rentrée scolaire est en mars, les vacances de ski se prennent en juillet/août ! Ce qui fait qu'en arrivant ici début janvier 2010, nous béneficions d'un deuxième été pour le prix d'un la même année, ce qui n'est pas pour déplaire à Magali. Ce qui est sûr c'est qu'en termes d'ensoleillement, cela ne sera pas pire qu'à Paris.

Voilà donc un premier aperçu géographique du pays, on vous enverra des photos des lieux visités sur place dans les semaines et mois à venir pour vous donner une meilleure idée de la beauté des lieux !

dimanche 7 février 2010

Ouverture du blog !

Bonjour à tous,

Chose promise, chose due, voici le premier post sur notre blog depuis Santiago du Chili où nous nous trouvons depuis début janvier 2010.

Après avoir résisté pendant des années à cette mode, nous sommes arrivés à la conclusion raisonnable que oui, finalement, le blog est sûrement le meilleur medium pour donner des nouvelles à un maximum de monde (même si quelques inconnus viennent jeter un coup d'oeil...).

Pas de promesse en l'air, ce site sera mis à jour avec une fréquence irrégulière selon nos envies et notre emploi du temps. Je vous conseille donc de passer de temps à autre histoire de voir ce qui s'y passe...

Après ce post, nous allons tenter de personnaliser un peu la bête.

A bientôt,

Mag & Moute