Les brésiliens sont très sympas, on n'arrête pas de le dire sur ce blog, et c'est vrai. Ils brisent très rapidement la glace et font la conversation à tout le monde et à tout bout de champs dans les files d'attente, au resto, au parc et aussi dans la rue. En me baladant avec Zacharie dans le kangourou pour faire mes emplettes, beaucoup de gens m'adressent un sourire, des compliments (pour Zach, of course!), sourient, disent bonjour. C'est très convivial.
Ce qui est un tantinet irritant, c'est que certaines personnes vous abordent pour vous faire part de leurs conseils avisés. Une dame sur le marché : "Il a froid là, il faut le couvrir". Euh, tu crois pas que si je pensais qu'il avait froid je l'aurais pas couvert?
Et dix minutes plus tard un autre passant commence à tirer sur la chaussette de mon fils car pour lui, mon fils a chaud, c'est évident. Ce à quoi j'ai répondu par un regard noir qui disait : "Ch'te connais pas, toi, tu laisses les pieds de mon fils tranquilles avec tes mains pleines de doigts et en plus je suis française donc pas obligée d'être sympa." Il a tout de suite compris et a immédiatement lâché la soquette.
A la boulangerie, une dame me demandait si le kangourou ne faisait pas mal aux jambes de Zach. Je lui ai répondu que pour l'instant, il ne se plaignait pas et qu'il n'avait pas l'air d'être traumatisé. Et la dame de prendre à partie la caissière : "Vous vous rendez compte! Ces mères, elles se fichent pas mal du bien-être de leur petit. Elle sentent pas la douleur, elles!"
Me voilà accusée de mal-traitance par une parfaite inconnue qui parle de moi comme si je n'étais pas là. J'avais envie de lui faire remarquer que, celle qui a mal, c'est plutôt moi, en portant ses 8 petits kilos sur le ventre, et que oui, j'aurais préféré faire mes courses en poussette plutôt que chargée comme une mule, mais que les trottoirs de cette ville sont absolument pas faits pour ça. Mais au lieu de ça, j'ai fait ma parisienne: une haussement d'épaule (geste qui n'est absolument pas compris ici) et j'ai tourné les talons.
Me voilà accusée de mal-traitance par une parfaite inconnue qui parle de moi comme si je n'étais pas là. J'avais envie de lui faire remarquer que, celle qui a mal, c'est plutôt moi, en portant ses 8 petits kilos sur le ventre, et que oui, j'aurais préféré faire mes courses en poussette plutôt que chargée comme une mule, mais que les trottoirs de cette ville sont absolument pas faits pour ça. Mais au lieu de ça, j'ai fait ma parisienne: une haussement d'épaule (geste qui n'est absolument pas compris ici) et j'ai tourné les talons.
Ha! l'indifférence parisienne comme arme contre la sur-implication brésilienne!
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